Le Rouge-Gorge

Laboureur bienfaisant, ouvre-moi ta fenêtre.
L'hiver glace mon corps et je ne trouve plus
A glaner dans les champs. La bise me pénètre ;
Plein de neige est mon nid, bâti sur le talus.

Dans ta chaumine au coins, quelque grains superflu,
C'est un bonheur pour moi, si chétif petit être.
Donne, ô bon paysan, et parmi les élus
Le Seigneur tout-puissant saura te reconnaître.

Jadis, quand sur la croix le doux Jésus mourait,
Un petit passereau, craintif, qui murmurait
Son humble chant, perché sur un plant d'aubépine.

Volant timidement vers l'Homme-Dieu sanglant,
Appuya son coeur pur sur le sein pantelant.
Le sang divin depuis empourpra sa poitrine.

Paul LORANS

DSC04524

J'ai rencontré dans la forêt........

DSC04528

56089390